Décryptage

Pourquoi le métier de sage-femme doit être protégé contre la prescription de l’IVG ?

1 - On prend toute notre profession à contresens

2 - On risque d’altérer la valeur de notre métier

3 - On manipule nos aspirations professionnelles

4 - On joue avec la santé publique et avec notre sécurité juridique

Projet Loi Santé 2015 – art. 31

 Décryptage du 18 mars 2015

Le projet de loi relatif à la santé prévoit dans son article 31 deux mesures qui concernent directement la profession des sages-femmes, dont la pratique de l’IVG qui remet en cause l’essence même de la profession.

1- L’élargissement de nos compétences en matière de vaccination.

Il constitue une avancée positive dont nous pouvons nous réjouir parce qu’elle complète tout à fait les responsabilités que nous avons déjà en matière de prévention des pathologies de la mère et de l’enfant.

2- La pratique de l’IVG médicamenteuse

Le coeur du métier de sage-femme est d’aider les femmes en assurant la préparation, l’accompagnement et le suivi des naissances. Les sages-femmes n’ont pas à se voir imposer un acte qui n’entre pas dans la nature de leur mission et qui mettrait en péril la confiance des femmes. Avec 820 000 naissances en 2014, les sages-femmes de France souffrent déjà d’une profonde surcharge de travail. Comment imaginer que l’on puisse se décharger sur elles d’une tâche qui ne relève pas de l’essence de la profession ?

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Réforme 2011 : amendement de Bérengère Poletti

Décryptage de mars 2011

Tenace, Bérengère Poletti, député des Ardennes, tente une nouvelle fois de rajouter à la mission des sages-femmes la prescription de l’IVG médicamenteuse, le RU 486. Elle a déposé un amendement en ce sens dans une proposition de loi secondaire visant à compléter la loi sur l’hôpital voté en 2009. Ce n’était pourtant pas l’intention des auteurs de cette proposition de loi qui a déjà été examinée au Sénat et qui avait seulement pour but « de modifier dans le code de la santé publique et dans le code de la sécurité sociale une série d’ajustements visant à corriger des dispositions qui se sont révélées d’application difficile, ainsi que des dispositions nouvelles de nature à rendre plus effective l’application de la loi. » Cette disposition proposée sans concertation par Bérengère Poletti, sera examinée en mai 2011. C’est l’essence même de notre profession qui est menacée. A terme, c’est toute la pratique de l’IVG que certains aimeraient faire reposer sur nous. Est-ce pour décharger la société de sa responsabilité sur un sujet sensible où nous serions les supplétifs des médecins ?

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